« Valérie, aimerais-tu essayer le horse-ball »? Ok Mélanie, tu peux arrêter maintenant; je suis déjà conquise. Peu importe la nature de ce sport, il doit bien se pratiquer sur un cheval. Ce qui fait que, déjà, je suis amoureuse de cette activité! Et vous, vous connaissez?

Le 1er contact

C’est un heureux concours de circonstances qui a mis Mélanie Joubert en contact avec ce sport : « J’étais en visite à une écurie pour une autre activité.  Je n’étais vraiment pas là pour ça, je ne connaissais même pas le Horse-Ball.  Mais on m’a invité à essayer et je suis allée voir. Je suis littéralement tombée en amour avec cette pratique! » Il faut dire que la cavalière monte à cheval depuis ses 16 ans. Expérimentée (et si belle à regarder sur le dos de son cheval nommé Garçon!), je n’étais aucunement surprise de savoir qu’elle avait si vite accroché à cette nouveauté, que la vie venait de lui mettre sous les yeux par hasard.

Elle s’est donc équipée rapidement (à son grand étonnement, il ne lui manquait pas grand-chose) et s’est mise au travail avec Garçon. Pratiquement tous les chevaux peuvent pratiquer le horse-ball. Il faut par contre, inévitablement, les désensibiliser au ballon puisque la plupart d’entre eux en auront plus ou moins peur, au départ. Il y a aussi beaucoup de proximité entre les chevaux, alors ceux qui ne tolèrent pas d’être trop près de leurs congénères (et réagissent par exemple en ruant ou en mordant) ne devraient pas jouer. Sinon, tous les chevaux, peu importe la race ou l’âge, peuvent jouer; évidemment selon leur capacité.

Le jeu

Imaginez tout bonnement n’importe quel jeu de ballon, dans lequel vous devez lancer celui-ci pour le faire entrer dans un but. C’est aussi simple que ça! Le petit plus de ce sport est que tout cela se passe, alors que vous et vos coéquipiers êtes à cheval.

Une équipe de horse-ball se compose de 6 cavaliers, dont 4 à la fois par équipe, sur le jeu. Pour qu’un point soit considéré comme étant valide, avant d’effectuer un lancer vers le panier, le ballon doit être passé entre les mains de 3 personnes différentes de votre équipe… Cet aspect ajoute un grand défi supplémentaire.

Côté équipement, la selle classique est de mise. Outre tout ce qui est traditionnel sur un cheval, il faut ajouter une sangle de ramassage (parce que oui, si le ballon tombe au sol, il faut se pencher pour le saisir et non, le jeu ne s’arrête pas pour autant!) et une martingale fixe. Évidemment, puisque les chevaux risquent parfois d’entrer relativement en collision, une protection matelassée doit être ajoutée à leurs pattes et des « cloches » rigides doivent être installées sur leurs sabots, afin d’éviter les accidents. Le ballon n’en est autre qu’un de soccer (ou de volley-ball, si c’est ce qui vous tombe sous la main pour débuter) inséré solidement à travers une structure de sangles, permettant aux cavaliers de le ramasser… parfois au galop!

L’expérience

Rassembleuse par nature, c’est Mélanie qui a amené ce jeu à l’écurie où Garçon est installé; elle a regroupé des cavaliers et les initiés à ce nouveau sport. La curiosité en a amené quelques autres à se joindre au groupe, si bien que l’équipe, qui se rassemble 1 à 2 fois par semaine pour pratiquer, compte désormais une dizaine de personnes.

L’instigatrice du projet m’explique le principe derrière les entraînements: « Il faut amener les chevaux à se côtoyer d’assez près et à travailler ensemble, dans un 1er temps. Il faut aussi pratiquer les différents types de passes possibles avec le ballon : d’abord dans l’immobilité, après en se déplaçant à cheval. » Vous l’aurez deviné, viennent ensuite les essais pour trouver la meilleure technique afin de descendre jusqu’au sol, si on veut qu’éventuellement, le ballon soit remis en jeu. D’après vous, j’ai essayé ou pas?

L’ambiance générale qui régnait lors de mon passage était vraiment agréable. On sentait tout l’amour des propriétaires pour leur cheval, en même temps que leur désir de progresser dans cette nouvelle discipline équestre leur permettant de passer plus de temps, avec leur si grand et gracieux partenaire. Même des employés de l’endroit restaient, après le travail, pour passer du temps à admirer le travail des cavaliers.

Pour tous?

Ma mince expérience à cheval me faisait un peu peur : allais-je être capable de m’initier à ce sport? Mélanie était convainque que je pouvais y arriver. Le soir de ma présence, toutes les joueuses (et un joueur!) étaient débutantes. Bien que certaines cavalières possédaient une plus grande expérience à cheval, tout le monde arrivait à faire des passes et surtout, à laisser transparaître l’immense plaisir ressenti pendant les apprentissages.

De mon côté, je dois mentionner que la coach se faisait vraiment très rassurante, était toujours à proximité et surtout, vraiment très dévouée. Sa passion pour les chevaux se lisait à travers chacun de ses gestes et son désir de la transmettre n’avait d’égal que sa présence et sa patience à mes côtés, pour m’expliquer et m’accompagner à travers mes essais. Elle avait raison de dire que Garçon était un cheval parfait pour débuter : calme, il est aussi patient et très docile. Tout ceci a fait en sorte que malgré mes appréhensions, j’ai été en mesure d’accompagner l’équipe pendant leur entraînement. Mon conseil : assurez-vous d’être en présence d’une personne toute aussi à l’écoute que Mélanie et d’un cheval tout aussi doux que Garçon, si vous souhaitez vous initier.

Vous pensez que c’est le cheval qui fait tout, au horse-ball? Sachez que vous devez pousser avec vos jambes dans les étriers, à la manière d’un squat, pour effectuer une passe. Cela lui donnera puissance et précision. Vous devez aussi suivre le jeu, compter les passes, diriger votre cheval et, bien sûr, user de toute votre souplesse pour descendre chercher le ballon au sol. Il s’agit donc d’un travail d’équipe entre vous et votre cheval. La bonne communication entre ces 2 derniers prend ici une importance absolument capitale.

Finalement, je dois avouer que mon amour inconditionnel pour les chevaux, couplé à ma curiosité naturelle, m’a fait rapidement accepté l’invitation de Mélanie Joubert. Et je n’ai absolument pas regretté mon choix! Quelle expérience unique, exquise et fabuleuse; vivement le sentiment de liberté et le flow naturel desquels se délecter, en plaçant toute sa confiance entre les pattes d’un si bel animal…

Valérie-Énergie!

Merci à tout le monde sur place d’avoir pris le temps de répondre à mes nombreuses questions : Mélanie, Andrée, Elyane, Vanessa, Mathieu, Lucie, Magalie, Marie-Pier et Kayla!

  Pour en savoir plus, visitez le site web de l’association Horse-ball du Québec ou leur page FB

Publicités