« Hey Val, tu as déjà entendu parler des bottes pour sauter comme des kangourous? Il me semble qu’on devrait essayer ça! » Ça y est, mon amie folle (vous vous souvenez de Lylie?!?) venait de faire naître notre prochain projet. Une petite phrase lancée comme ça, du bout du comptoir, en coupant de la coriandre fraîche. C’est comme ça entre Lylie et moi. Le défi était lancé, il piaffait déjà d’impatience pour exister.

Parfois, la vie nous envoie des clins d’oeil, qui se rangent du côté de la facilité. Ou peut-être qu’il arrive que la vie soit simple. Vraiment. Nous trouver un cours de Kangooboots a été probablement l’étape la plus facile. J’avais justement une amie qui s’affichait comme instructeur sur Facebook. En un clic, le rendez-vous était pris et indiqué en fluo clignotant sur le colosse horaire familial. Mais lourd ou pas, nous étions bien décidées, Lylie et moi, à faire le grand saut et ainsi devenir des « kangoo girls« .

Toutes deux n’étant absolument pas dotées de patience, celle-ci nous a mise à rude épreuve. C’est que, voyez-vous, c’est populaire les bottes à sauter. Trois semaines se sont écoulées avant que nous puissions nous élancer. Le parc de la cité à Saint-Hubert n’aurait qu’à bien se tenir. Il aurait bientôt deux cinglées à gérer. Deux tornades mises ensemble, ça peut dégénérer. Toujours dans le plaisir et les fous rires, mais… Vaut mieux en être avisé!

Le cours se déroule de 19h à 20h. Yesssssss! On aura en masse de temps pour s’épuiser! Mais… Vais-je y arriver? Vais-je pouvoir suivre la cadence? C’est tard jusqu’à 20h. Cela ne figure pas dans mes routines d’entraînement habituelles. Aurais-je assez d’énergie pour arriver au bout du parcours? Ça y est, la cassette reliée à l’angoisse de performance était repartie.

Si bien que le soir venu, j’ai ressenti maintes fois le désir de déclarer forfait. Mais l’enthousiasme de Lylie était tel vis-à-vis ce nouveau projet, que je n’avais pas le coeur de la décevoir. C’est donc avec un peu de réticence que je me suis présentée au rendez-vous. Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que ma comparse éprouvait le même sentiment! Mais la curiosité était installée. Nos voix s’unissaient aux efforts associés à l’entraînement, puisque, déjà sur place, nos bottes orangé nous appelaient candidement. Peut-être que notre cerveau réclamait sa dose massive de dopamine?

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Sitôt enfilées, sitôt prêtes à sauter! Lylie rigole et semble prendre bien du plaisir à tenter plusieurs figures. Je suis plus réticente. Et si je tombais? Nous sommes une douzaine au cours ce soir. Plusieurs débutent, certaines semblent vraiment habituées. Les synapses des autres leur lancent-ils le même genre de message? J’aimerais bien me sentir libre avec ces trampolines sous les pieds. C’est littéralement l’impression que ça donne, de l’extérieur. Mais de l’intérieur, je n’en suis pas encore totalement certaine. Je ne demande tout de même qu’à être convainque!

Notre enseignante colorée nous rassemble et nous explique les fondements, avant de nous laisser bondir. C’est ainsi que je comprends pourquoi mes abdos sont en perpétuel mouvement lorsque l’on enfile ces chaussures à ressorts. Je crois qu’elles pourraient être la version 2.0 d’une invention du Coyote qui pourchasse le Road Runner. C’est donc avec 80% moins d’impact sur les genoux que nous débutons le tour du lac. On commence par la course, question de s’habituer à rebondir comme des lapins. Ok, c’est vraiment drôle. Une fois les trois premières minutes passées, je rejoins Lylie dans son enthousiasme. Nous gagnons vite le peloton de tête en effectuant différents mouvements empruntés à l’aérobie. Mais je dois l’avouer, les moments de course et de sprint me font vraiment rire, ils deviennent rapidement mes préférés. Je crois que ma comparse éprouve les mêmes sentiments que moi… Pas pour rien que j’ai autant de plaisir avec elle! Nos pieds pèsent alors un peu plus de deux livres de plus chacun. Qu’à cela ne tienne! Femmes fortes que nous sommes, nous soulevons notre fardeau à chaque enjambée, sans rechigner!

La course autour du lac est ponctuée de plusieurs encouragements de notre coach Fannie. Elle sait y faire pour mettre entrain et dynamisme. On file parfois à toute allure autour du lac. Je vole, je danse, je sue, je me sens bien. Je me rends soudain compte que plus le cercle autour de l’étendue d’eau se referme, plus j’appréhende le moment où je devrai enlever mon appareillage. C’est que j’ai du fun à personnifier le Road Runner, moi! Mais la boucle est bouclée, tous les muscles y sont passés. Tous ont bien travaillé: abdos, abducteurs, adducteurs, quadricep; name it! C’est déjà l’heure de rentrer.

Ce qui fait la différence avec ces bottes, c’est le côté ludique. Parce que oui, on a vraiment l’impression de jouer, comme un enfant. Le trampoline intrigue même les adultes. Vous en doutez? Renseignez-vous sur les politiques d’utilisation du populaire concept de isaute! Imaginez, dans cette optique, les intrigantes Kangooboots! C’est un jouet sécuritaire avec lequel les adultes peuvent s’amuser… et s’entraîner. Plusieurs paires de yeux se sont retournées sur notre passage. Le truc c’est d’oser. Allez, sortez de vos pantoufles et partez libérer un peu de dopamine! Vous n’aurez l’air que d’un adulte qui sait encore se divertir et qui en inspirera certainement un autre à en faire autant!

  • Sur Facebook, recherchez « Fannie Landry Cours maman-bébé » pour réserver votre place. La location de bottes est tout à fait possible pour un essai!
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