Oser…C’est le « branding » sous le nom de mon blogue. Je l’indique là pour le voir tous les jours, pour me remémorer de foncer. Si la peur me fait souvent avancer, oser me mène assurément vers l’accomplissement. C’est exactement ce que j’ai voulu me démontrer le 1er janvier dernier. J’ai osé sortir courir avec un groupe de coureur. Je n’y vais jamais normalement: je cours tellement lentement, je ne me sens jamais à la hauteur. Mais Marlène Couture (Marly!) avait nommé un événement: « Pour partir l’année du bon pied« . J’ai accroché au titre, femme de mots que je suis, puis j’ai finalement décidé d’oser, d’y aller!

C’est à peine une heure avant de partir que j’ai marqué mon choix au fer rouge: j’ai cliqué sur « je participe » au lieu de « ça m’intéresse ». Puis j’ai enfilé l’équipement nécessaire, en tentant de maîtriser le torrent dans mon estomac, avant de tourner la clé dans la serrure. J’étais sur la route. Un peu mortifiée, je l’avoue. Puis j’ai décidé que ça POUVAIT être le FUN. Il n’en tenait qu’à moi de décider, d’avoir l’attitude d’ouverture nécessaire aux nouvelles expériences. Je suis partie seule, ne connaissant personne, ayant à peine déjà croisé deux fiers ambassadeurs de la maison de la course lors d’une conférence. J’étais un tantinet nerveuse, j’ai failli être responsable d’un accident…

J’arrive au Parc de la Cité. Il ne reste que deux ou trois places de stationnement. Je m’empresse de m’engouffrer dans une. Je me rends au pavillon, bondé, inondé de sourires, de fidèles habitués de se rencontrer. J’attends dans un coin, me disant que je devrai bien me servir des muscles de ma langue si je veux avoir une course agréable, comprendre un peu la mécanique de l’événement. Rémi me souhaite la bienvenue et m’assure que j’y reviendrai! Il est un habitué et sors aussi avec le groupe Courir en Montérégie. Puis, la pétillante Marly donne le départ.

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Dois-je mettre mes écouteurs pour m’enivrer dans ma douce acolyte de toujours? Ce n’est pas ainsi que je pourrai rencontrer d’autres fervents amoureux de la course. Je m’élance donc sans musique… Je me rends compte que je cours derrière une fille qui, même si je ne la vois uniquement que de dos, est fort certainement tout sourire. Nous avons potentiellement le même « pace ». Je monte donc à ses côtés et j’ose un « Bonjour, je suis Valérie, nouvelle ici, je te suis depuis un bon 200 mètres! » Celle qui allait devenir ma complice du jour se retourne, effectivement tout sourire. C’est Mélanie, qui se dit « une tortue de course, qui court quand même! » Et bien voilà, le match parfait!

Mélanie s’avère une partenaire sublime. Nous courons en papotant sans cesse. Nous avons beaucoup de points en commun. Aurions-nous pu courir plus rapidement? Oui, probablement, certainement! Mais nous n’aurions pas eu autant de plaisir à jacasser de tout et de rien. A-t-on discuté course? Oui, probablement un peu, dans le lot des sujets qui ont accompagné notre délicieux paysage hivernal. Les conditions parfaites ont certainement aidées à agrémenter notre parcours. De doux flocons tombaient aux pas de notre course; c’est donc dire qu’il neigeait sans grande rafales! Mais nous étions dans le moment présent, à partager le moment présent sans présomption aucune. Tellement que j’ai failli ne pas reconnaître ma grande amie Stef qui prenait une marche dans le parc avec son amoureux, sa belle Papuche et surtout, la petite crevette qui grandit tendrement à l’intérieur…

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Mélanie m’a aidé, bien sans le savoir, à accepter de courir dans le plaisir puisqu’autrement, je n’aurais jamais été en mesure de discuter avec elle en même temps! 2016 a donc débuté sous le signe du plaisir, du calme et du partage. J’aime bien me donner une intention chaque année. C’est sous le signe de L’ESPACE que je me suis souhaitée de passer les prochaines 365 journées. De l’espace pour m’entraîner, mais aussi m’entraîner dans un espace ressourçant, plaisant, dans un cadre avec rigueur mais sans rigidité. En osant, en faisant quelque chose de nouveau qui me faisait envie depuis longtemps, j’ai pu découvrir l’accomplissement autrement que par la performance. Cette fois, c’est l’audace qui m’a mené jusqu’aux marches de la fierté. Merci chère comparse, j’ai vraiment passé un bon moment! L’ESPACE était parfait, le moment aussi.

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Osez, sortez! C’est en faisant quelque chose de différent que l’on obtient des résultats différents…

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