J’ai commencé à courir il y a 5 ans. J’ai commencé parce que je voulais parcourir 21 km! Quoi, tout le monde le fait, je peux bien y arriver moi aussi?

La première erreur commise est de m’être laissée bercer par l’engouement autour des souliers de course. Tout le monde le fait… Et puis d’abord, c’est qui tout le monde? Pour ma part, les « tout le monde » de mon entourage étaient des héros dans ma tête, qui ont aussi fini par le devenir dans mon corps. Ça m’a frappé assez rapidement: c’est difficile courir! Et ça fait mal. Mais… J’étais motivée, j’ai persévéré!

Sont venues ensuite les blessures, les achats (souliers, bas, camisoles, brassières, …), les lectures, les discussions, la physio, l’osthéo, le changement de mon patron de course, de mon alimentation et LE constat: je ne suis pas faite pour la course. Je n’ai pas la bonne « shape » pour courir. Mais… J’étais motivée, j’ai persévéré!

La première idée à laquelle s’accrocher, c’est celle du départ. Je voulais désespérément manger mes 21 km de bitume. Mais pourquoi tout le monde y arrive… Et pas moi? Un article lu ici mentionne qu’un homme de 60 ans commence à courir et franchi la ligne d’arrivée d’un 21 km 8 mois plus tard, un autre, là, parle d’une femme qui était obèse et qui traverse le 21 km, … Je les ai tous lu ces articles inspirants qui passaient entre mes mains. Mais pourquoi moi, je n’y arrive pas?

Une discussion avec un kin me fait voir que 80% de nos capacités cardio-vasculaires sont héréditaires. Mais, « on peut aller chercher beaucoup par contre avec les 20% restants », qu’il me dit. « Toi, tu es forte, tu as de la puissance Val; moins d’endurance ». Ppfffff! Moi je veux courir, et je veux courir vite. J’étais motivée, j’ai persévéré!

J’ai suivi un plan d’entraînement strict, je n’ai manqué que deux entraînements sur un programme de 16 semaines. Course 5 jours semaine, étirements, massothérapie, entraînement au gym, … J’en rêvais de ce 21 km. C’était difficile. La progression n’était pas au rendez-vous. Je courais, mais jamais assez vite à mon goût. J’étais sans cesse déçue. Persévérer est une chose, désespérer en est une autre. Mais… J’étais motivée, j’ai persévéré!

Cette détermination m’a pourtant bel et bien fait traverser le fil d’arrivée, après avoir couru sans m’arrêter les 21,1 km règlementaires… J’avais réussi!

Mais je n’étais pas heureuse, pas fière de moi. 10 minutes de trop au compteur du temps…

C’est là que j’ai compris que j’étais prise dans les rouages de la compétition, moi qui ne m’étais jamais définie avec un tel terme.

Je pense que je commence à peine à être fière de moi. C’est un long processus guérir de la performance à tout prix… Je longe encore ce chemin sinueux, parfois rempli de grosse « bouette »… Mais j’y arriverai. Je suis encore motivée, je vais encore persévérer!

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