Il y a 5 ans, j’entendais ce mot partout. Je le trouvais galvaudé, surutilisé, complètement « out of it ». Parce que je ne le comprenais pas. Je ne savais pas le feeler intérieurement, je ne savais pas comment faire pour expérimenter la maudite gratitude

Je suis comme ça, les mots me touchent beaucoup. Ils m’apaisent et me déchirent à la fois, peu importe parfois leur véritable signification. C’était le cas pour ce mot que je trouvais mal nommé. Je le trouvais ingrat justement. Alors qu’en son sens propre il devait incarner le calme, la sérénité et la reconnaissance, il faisait naître chez moi rage, impertinence et insolence. Je le détestais, parce qu’il ne faisait pas partie de ma gamme d’émotions disponibles. Dans la palette, on avait oublié de me le livrer…

Upside down?

J’ai fait du sport parfois jusqu’à m’épuiser, m’abrutir le cerveau. Les endorphines Pose demande spéciale mur briquefaisaient leur job un certain temps, mais ce qui revenait inlassablement à l’intérieur, c’était le sentiment de colère, de rage… Si je voulais dormir, la seule solution était de courir jusqu’à ce que je ne réfléchisse plus.

C’est une blessure sortie de nulle part qui m’a finalement fait comprendre le sens du mot gratitude. Je m’entraînais quand même, la pédale au fond, enragée cette fois après mon propre corps, parce qu’il ne répondait pas à mes besoins. Ma tête avait des désirs, que mon corps n’arrivait plus à satisfaire. Ironique tout de même.

L’hormone du bonheur?

J’ai tout de même continué l’entraînement, me donnant par contre « le droit » d’en faire un peu moins. La culpabilité traînait parfois dans ma bouche, mais je me disais qu’au moins, je continuais à faire du bien à ma tête, en respectant mon corps.

J’ai alors commencé à utiliser le mot sollicitude.

La guerre intérieure était moins proéminente. Je faisais ce qui me tentait dans le moment, non pas ce que ma routine m’imposait. Je me suis dit à un certain moment que je me donnais à moi-même un peu de sollicitude. Cette fois, c’était beau et doux, dans ma bouche.

50 nuances de noir?

Et puis j’ai finalement saisi. Le sport avait été salvateur dans mon cas. Sans lui, je n’aurais pas pu sortir toute la rage que j’avais en d’dans. Il fallait que je fasse de la place, que je tasse du noir, pour faire entrer du blanc. J’étais pleine de noir, donc incapable de vivre le blanc.

Maintenant que les nuances sont plus visibles, que les tons de gris pâlissent de plus en plus, je sais comment faire pour expérimenter la gratitude. Voir ce que j’ai, reconnaître les victoires au lieu de les minimiser, prendre le temps de respirer et de faire les choses pour moi, en souriant. Sourire, me faire plaisir et recommencer à mettre la pédale au fond, mais intelligemment, en utilisant les bonnes ressources et en mettant mon énergie aux bons endroits…

Valérie-Énergie!

saut couleur drum

 

 

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